Gary Clark Jr. salle Pleyel : blues moderne

Gary Clark Jr. sera sur la scène de la salle Pleyel le 2 juillet, deux ans après son dernier passage parisien et quelques mois après la sortie d’un nouvel album qui poursuit l’élaboration par l’artiste américain de son blues moderne.
Véritable bluesman du XXIe siècle, Gary Clark Jr. repousse les limites de sa musique. Lui qui s’est imposé depuis plus de dix ans comme l’un des musiciens les plus aventureux du moment.
Des influences éclectiques
Né à Austin au Texas il y a quarante ans, Gary Clark Jr. a très tôt commencé à jouer de la guitare. Son instrument fétiche ne le quittera plus ensuite, lui permettant de se faire rapidement remarquer dans le milieu musical texan. En 2012, son album Blak and Blu fait de lui l’un des espoirs de la scène américaine tandis qu’il est couronné d’un Grammy Award pour le titre « Please Come Home ». Attaché aux répertoires du blues, du rock’n’roll, et plus largement des musiques noires américaines, Gary Clark Jr. en propose une revisitation moderne, ouverte à de nombreuses influences. Un sillon qu’il continue de creuser à travers ses albums suivants, tels que The Story of Sonny Boy Slim en 2015, en insufflant à son blues des notes de soul, de R&B, de reggae, et même de hip-hop. Témoins de cette propension à mêler les styles, le musicien a aussi bien collaboré avec le groupe de rock Foo Fighters que la chanteuse de R&B Alicia Keys ou bien le rappeur Childish Gambino.
Artiste engagé, son album This Land, paru en 2019 et récompensé de trois Grammy Awards, portait une forte dimension politique. Il dénonçait entre autres dans son morceau éponyme le racisme des États-Unis à l’ère Trump tout en faisant référence au standard « This Land Is Your Land » du chanteur folk Woody Guthrie.
Un nouvel album au casting de choix
Preuve de son lien avec l’histoire des différents genres dans lesquels il s’inscrit, son dernier album JPEG Raw, publié en début d’année, compte comme invités rien de moins que le vétéran funk George Clinton et l’immense Stevie Wonder, mais aussi le trompettiste Keyon Harrold et la chanteuse Valerie June. Sur ses nouveaux morceaux, parcourus de nombreux riffs de guitare inspirés, Gary Clark Jr. partage ses réflexions sur le monde et la vie tout en redéfinissant ses sonorités. Le musicien américain y explore tour à tour la rudesse du blues brut, la finesse des mélodies jazz, l’enthousiasme du groove, ou encore la fièvre hip-hop. Des teintes variées qui se déploieront tel un feu d’artifice sur scène.
→ Gary Clark Jr. salle Pleyel le 2 juillet 2024
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