Marie-Ange Nguci : passions musicales

Le 23 mai dans l’Auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique, la jeune pianiste Marie-Ange Nguci livrera un concert plein de passion autour d’œuvres de Schumann, Ligeti, Scriabine ou encore Rachmaninov.
Dualité des sentiments
En 1838, Robert Schumann a vingt-huit ans et est fou amoureux de Clara Wieck. Il compose alors pour elle les Kreisleriana, huit pièces pour piano qui traduisent toute sa passion folle et contrainte, alternant calme mélancolique et fureur habitée. Inspiré par les écrits d’E.T.A. Hoffmann, Schumann s’identifie ainsi au personnage de Johannès Kreisler, qui donne son nom à ces pièces. Compositeur fou et génial, riche en contradictions et à la forte sensibilité, il représente l’idéal de tout musicien romantique.
Virtuosité précoce
L’ombre de Kreisler planera sans doute sur l’Auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique pour le concert que donnera Marie-Ange Nguci. Encore plus jeune que l’était Schumann lors de l’écriture des Kreisleriana, puisqu’elle n’a que vingt-cinq ans, la pianiste précoce a déjà su séduire le public des nombreuses salles de concerts européennes, jouant parfois aux côtés des orchestres les plus prestigieux. Habituée à s’emparer d’un répertoire varié, elle revisitera avec son piano la fougue juvénile et romantique de Schumann comme les compositions modernes et novatrices de Scriabine et Rachmaninov ou celles contemporaines et virtuoses de Ligeti. Le concert fera ainsi la part belle aux contrastes des émotions contradictoires comme à celles des innovations musicales.
L’ombre de Chopin
Frédéric Chopin marque aussi les Kreisleriana qui lui sont dédiées. L’influence du grand compositeur et pianiste polonais semble d’ailleurs réunir l’ensemble du programme proposé par Marie-Ange Nguci. À l’image des Variations sur un thème de Chopin composées en 1903 par Rachmaninov d’après le Prélude opus 28 n°20 de son aîné. De la même manière, Ligeti reprend à la fin du XXe siècle la longue tradition chopinienne des études pour piano, dont s’étaient également emparés avant lui Schumann et Scriabine, avec un ensemble de pièces aux titres aussi techniques que poétiques. Marie-Ange Nguci en interprétera trois d’entre elles. La pianiste pourra alors faire démonstration autant de l’étendue de son talent que celle des multiples sentiments qui habitent l’âme humaine et la musique qu’elle peut produire.
→ Marie-Ange Nguci à la Maison de la Radio le 23 mai 2023
Partager cet article sur :
Nos derniers articles
Amadeus se déploie dans un grand ciné-concert à la Seine Musicale les 7 et 8 mars prochain. Le Yellow Socks Orchestra & Choir accompagnera le célèbre film de Miloš Forman inspiré de la vie de Mozart, dont il jouera les plus mémorables compositions.
La chanteuse portugaise Ana Moura sera le lundi 3 mars sur la scène de la Cigale pour révéler son très personnel fado contemporain empreint autant de tradition que de nombreuses influences.
Le 27 février, le violoniste Renaud Capuçon sera sur la scène de l’Auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique avec l’Orchestre philharmonique de Radio France pour un concert autour des œuvres d’Éric Tanguy, d’Ernest Chausson et d’Edward Elgar.
Le guitariste et compositeur américain Cory Wong se produit à l’Olympia les 11 et 12 février prochains. Le musicien, roi du funk, va faire vibrer sa guitare et son sens du groove pour le public français.