[expo] « À nous les stades ! » à la BnF : Les déesses du stade

La BnF déploie, depuis le 22 mai dernier et jusqu’au 13 octobre prochain, une exposition autour du sport au féminin, « À nous les stades ! », alors que Paris se prépare à accueillir les Jeux Olympiques.
La Bibliothèque Nationale de France propose, alors que les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 s’apprêtent à déferler sur Paris, une exposition autour du sport féminin en France. Prenant comme point de départ la fin du XIXe siècle, « À nous les stades ! » ne cache rien de ce versant du sport qui fut longtemps considéré comme mineur, moins intéressant, moins performant.
Si, aujourd’hui, les mentalités évoluent, le chemin fut semé d’embûches pour celles qui ambitionnaient de devenir des athlètes reconnues comme leurs homologues masculins. Ce sont des centaines de documents, affiches, extraits de presse, photographies et couvertures de magazines qui participent à retracer, via l’histoire du sport féminin, la condition sociale de la femme dans son entièreté dans un milieu qui les rejette, aux institutions tenues par et pour les hommes.
Cours(e) d’Histoire
On suit avec ces femmes l’évolution des normes et des pratiques : vêtements, coiffures, manière de se déplacer dans l’espace ou de pratiquer un sport marquent les époques qui défilent. L’aube du XXe siècle est par exemple marquée par l’arrivée de disciplines où la mixité est tolérée plus qu’acceptée (tennis et golf venant d’Outre-Manche ou course à pied, natation ou cyclisme). « À nous les stades ! » raconte ensuite la fin de la Première Guerre Mondiale, avec ses clubs et compétitions féminines qui se créent - faisant parfois face à une forte opposition- puis la Seconde Guerre Mondiale et l’arrêt net du sport féminin en compétition. Arrivent les années 60-70 et la ré-appropriation par les femmes de sports vus comme « masculins », à l’image du rugby ou du marathon.
On croise le long du parcours des anonymes aux réussites foudroyantes, aussi bien que des grands noms : Violette Morris, mythique lanceuse de disques – et sportive la plus titrée de son époque, hommes et femmes confondus-, Mary Lines, sprinteuse émérite anglaise, Hélène Dutrieu, aviatrice belge… Une exposition nécessaire, à l’heure où toutes les disparités entre sportifs et sportives n’ont pas encore disparu.
Exposition À nous les stades ! à découvrir à la BnF - site François Mitterrand jusqu'au 13 octobre 2024
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